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La musique de l’Alba se caractérise par ses sonorités méditerranéennes, ses voix profondément ancrées dans la tradition et son ensemble d’instruments éclectiques. L’attention portée à la composition et à l’arrangement offre à ses chants polyphoniques un caractère singulier. Les musiciens chanteurs de L’Alba se plaisent à dire que leur tradition musicale corse n’est pas figée, mais au contraire vivante, en évolution, en mouvement. Depuis quelques années, le groupe s’entoure d’un collectif de plus en plus large autour de son noyau. Des musiciens au talent d’exception ont rejoint le groupe en s’impliquant dans son univers musical, à l’instar de Régis Gizavo dont l’enthousiasme à participer à cette aventure était toujours perceptible.
L’harmonium indien, la basse et la guitare constituent le socle de la musique de l’Alba, tandis que les solistes improvisateurs (violon, instruments à vent) adaptent à leurs phrasés les mélismes caractéristiques du chant polyphonique ancestral qu’ils pratiquent également. L’ensemble polyphonique vocal au service de la voix porteuse de la mélodie principale intervient toujours dans le respect de l’esthétique du chant traditionnel.
L’Alba propose une invitation au voyage, à chaque concert différent; l’auditeur se laisse toujours porter vers d’autres contrées, tant les variations sont diverses et la palette musicale est large. Au cours de ce voyage, le tour de chant se compose essentiellement de créations, assorties de quelques pièces traditionnelles chantées à trois a cappella, fidèles à la pratique ancestrale agro-pastorale.

« (…) l’étonnement et la séduction sont venus du concert d’Alba qui a su trouver un ton, un genre, une interprétation et un sens du phrasé incomparables. Ce sont d’excellents musiciens et chanteurs jouant entre tradition et modernité, tant au niveau du répertoire que dans l’expression. Un voyage musical complètement dépaysant et pourtant intimement lié à l’île. » « Chaque note est pesée, calculée, travaillée. L’initié entend ce travail et l’apprécie, le profane lui, se laisse simplement porter par l’alchimie des sons. » (L’invitu)

 

«  Je suis allée voir l’Alba en concert. La toute première fois que j’ai entendu leur musique c’est sur youtube en écoutant « sta mane » . Ce fut ma première rencontre, une de celles qui ne vous laissent pas indifférente, une de celles qui vous questionnent et vous vous surprenez à vouloir en savoir plus, en écouter plus. Une de celles qui vous convainquent que derrière cette simple chanson se cache un univers nouveau et forcément surprenant. Une de celles qui vous mettent en attente. Le temps a passé jusqu’à ce que le hasard m’amène sur leur chemin à nouveau. J’ai écouté leur cd. J’ai aimé mais on m’avait dit qu’il faut aller écouter l’Alba en direct parce que quelque chose d’autre se passe. Je suis allée voir l’Alba en concert. Et ce quelque chose d’autre vous prend dès que vous pénétrez dans le lieu. C’était dans une cathédrale très simple et chaleureuse. Une très belle mise en scène sobre et lumineuse à la fois. Les voilà qui entrent, souriants, apparemment détendus et vous accueillent dans la nef. Dès les premières échappées de leur unique voix, ils dégagent sans difficulté le chemin de votre cœur. Au second morceau, ils entrent et vous installent, transformant cet instant en un voyage onirique. Nous voilà sur leur bateau, quittant l’île pour un horizon lointain. C’est bien un équipage corse qui vous mène et pas un autre. Mais cet équipage, qui arbore la bannière de son pays est un équipage d’aventuriers, de chercheurs du Graal…des chevaliers, non des mercenaires ! Il suffit de voir leurs instruments pour comprendre la fine alchimie qui les relie : accordéon, basse fretless, clarinette basse, flûte de leur fabrication, harmonium indien et guitares. Ajoutées à cela leurs voix complètement reliées à leurs cœurs et l’on part en toute confiance sur des eaux inconnues dont eux seuls connaissent le chemin. Il y a une bienveillance à nous mener, un plaisir à nous conduire tout en force, douceur et rythme. Les nuances et la musicalité sont tellement subtiles que rien ne vient jamais heurter la coque de ce navire dans lequel ils nous ont embarqués. Une heure après, avec regret, on rejoint la rive. Je suis allée voir l’Alba en concert. »

(Florence Arrighi)



L’Alba face una musica di u Mediterranniu, ghjè u mischiu di sti strumenti varii è di a paghjella. L’equilibriu trà cantu è musica permette à u gruppu di pruducesi nant’à scene famose di u mondu sanu, custì u pubblicu sempre incantatu scopre è sparte istu mumentu unicu d’armunia.

À i musicanti è i cantadori di L’Alba li piace à pensà ch’ella ùn hè stantarata a soia a tradizione musicale corsa, ma viva più ch’è mai, sempre in anda, sempre in rinnovu.

Sò avà dece anni chì a musica di l’Alba unisce di novu u cantu è a musica di Corsica, senza vergugnassi di falla evuluà versu un modu più cuntempuraneu.

Sò tutti i chjassi ch’ella piglia a musica di L’Alba> chì li danu un versu unicu. Soni d’India, di u Magrebbu è di tutte e sponde di u Mediterranniu nutriscenu l’Universu musicale di u gruppu induve e voci è i strumenti si imbuleghjanu.