Dumenica Colonna.
Di ceppu sartinese.
Prufessora di lettare muderne è di corsu.
Pueta, traduttrice è autora di u Pummunticu.
Dizziunariu francese-corsu.
Si ponu ritruvà puemi di soiu ind’è u discu Radiche Suprane

 

A Parulluccia

Après tant de peines et de tourments

Ivres de douleur

Comme sombres sont les jours

Et combien vide est le cœur

 

Pour avoir été trahi

Par un regard fraternel

Oh comme le cœur est meurtri

Par ce faux amour éternel

 

Il nous reste tous ceux

Qui toujours nous soutiennent

Un ami, nos frères

Qui veillent et nous retiennent

 

Il nous reste ce joli mot si doux

Qui nous interdit la dispute

Et cette toute petite maison

Pour panser nos blessures

 

L’Orizonte rossu

 

L’horizon incandescent

Nait de ses rayons célestes

L’espérance est brûlante

Et me donne tous les courages

 

La chaude lumière s’immerge

Et tout en moi s’apaise

Les souvenirs au creux du crépuscule

S’invitent comme autant de baisers

 

Sensation d’éternel recommencement

Et ce désir jamais inassouvi

D’une aube nouvelle au couchant

Musique songe qui chante

 

 

Voici venue l’obscurité dense

Les rayons d’or ont disparu

Dans les noirs tréfonds de la mer

L’œuvre s’accomplit

 

Dolce senu

Si doux ce sein, doux comme un rêve

Que ce matin ma main délicatement caresse

Car ta beauté s’est enfin donnée

À mon désir ardent de tes courbes

 

Je te goûte et t’explore à pleines mains

Pendu comme un fou à ton sein

Folie de baisers jusqu’à tes yeux

Mon rêve d’amour est sans fin

 

Mon cœur bat la chamade

Je te désire et je brûle à en mourir

Mon cœur s’affole de désir

Moment magique d’avant l’amour

 

En un murmure nos souffles se confondent

Corps et âmes unis jusqu’à l’éblouissement

Nos souffles sont à l’unisson

Mon rêve d’amour est sans fin

 

Tandu qui

Ici autrefois on vivait tous

En parfaite harmonie

Bien que ne possédant presque rien

Ce peu avait de la valeur

Car partagé de bon cœur

 

Ici autrefois sans aucun doute

On savait donner ou recevoir

En transmettant le fait de savoir

Vivre les uns auprès des autres

Dans le respect et l’affection

 

Mais aujourd’hui je me demande pourquoi sans aucun remord

Nous oublions d’être corses dans l’esprit des temps anciens ?

 

 

Ici autrefois on avait à cœur

De s’engager pour de bon

Et la voie était sûre

Faite d’une foi sincère

Pétrie de notre culture

 

Ici autrefois on pensait autrement

Car la conscience du peuple

Respectait terre et gens

Avec une âme de résistant

 

Mais aujourd’hui…

 

 

 

Paghjella

J’ai parcouru tant de fois

Le chemin de Lucciana à Crucetta

Pour te voir ma belle inconstante

Alors que maudit soit le destin

Qui ne nous a pas mariés